Romain Febvre “Personnellement, je ne me trouve pas assez agressif…”

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Dans le microcosme du motocross mondial, ça n’est pas passé inaperçu ! Pensez, le garçon déboule en catégorie reine et, l’année où, c’est évident, le niveau a encore grimpé d’un cran, il s’installe d’emblée parmi les vedettes du MXGP, pointant au sixième rang après les trois premiers Grands Prix. Et cela le plus naturellement du monde, sans aucun complexe : pour lui, c’est juste normal ! Il est comme ça, Romain Febvre, à la fois cool et super déterminé, ne doutant jamais de rien.

Raconte un peu les premiers GP…
« On peut dire que globalement ces premiers GP en 450 se sont bien passés, c’est vrai… On raconte que j’ai créé la surprise, en fait ce n’était pas prémédité, j’ai juste roulé le plus naturellement possible, comme je sais le faire, sans prendre de risques inconsidérés. Je suis d’autant plus content de mes performances que, on le sait, ça n’a pas été mon meilleur hiver, j’ai été blessé, j’ai perdu un peu de temps dans ma préparation, donc logiquement on peut espérer encore mieux…
Je dirai qu’au Qatar j’ai fait un bon Grand Prix, « normal » : 6/7, je pouvais prétendre à un tel résultat, je pense. J’ai manqué de vitesse pour aller chercher ceux qui roulaient devant, j’ai distancé ceux de derrière…
En Thaïlande, je suis bien parti en première manche et je me suis retrouvé troisième, du coup j’étais un peu tendu mais ça l’a fait. En seconde manche, un départ un peu moins bon, j’ai remonté plus difficilement, ensuite les leaders étaient loin devant, j’ai encore roulé seul et j’ai bien géré, je crois, en tâchant de ne pas faire d’erreur stupide car de toutes façons il n’y avait pas moyen de faire mieux, avec cette chaleur qui nous a tous fait souffrir. Même Villopoto, pourtant plus habitué à ce genre de climat, d’humidité surtout, en a bavé ! Une chaleur pareille, c’est déjà dur à supporter si tu n’as rien à faire, alors faire du sport… C’était vraiment éprouvant.
En Argentine, j’étais un peu déçu au soir de l’épreuve, c’est vrai. 8/6, c’est mon moins bon résultat en trois GP et pourtant j’avais la vitesse pour me battre devant. En première manche, je ne suis pas très bien parti, mais je suis vite remonté et je me suis retrouvé derrière Villopoto mais j’ai commis une petite faute tout seul, j’ai perdu l’avant et quelques secondes. Reparti sixième, j’ai ensuite fait une autre erreur, un peu court dans les vagues je suis sorti de la piste, j’ai dû passer derrière le virage et j’ai perdu deux places. J’étais déçu, bien sûr ! Je m’en voulais. En seconde manche j’ai dû m’élancer neuf ou dix, là encore je suis vite revenu sur ceux de devant, j’ai bagarré avec mon équipier et je finis six. Rien à dire, ça va tellement vite… Le circuit était top, un vrai circuit de Grand Prix ! Pour une première les organisateurs ont vraiment réalisé un bon truc. Le tracé, le cadre étaient super. Le grip un peu moins, mais ça c’était pareil pour tout le monde. C’était assez piégeux, dur et glissant sous une pellicule molle au-dessus, un peu comme du gravier ».

" Pour faire vraiment fort, faut tout réunir, mettre toutes les chances de son côté, ne pas faire la moindre faute… Et partir devant !"

Tu es content, globalement, de ces résultats ?

« Le niveau dans la catégorie est tellement relevée cette année, je ne peux être que satisfait, c’est sûr, même si je m’en veux toujours pas mal quand je fais des fautes que j’aurais pu éviter, que je devrais éviter. Mon point faible, à l’heure actuelle, au vu des premiers GP, ce sont mes départs. Faut partir devant ! Tout le monde roule bien, tout le monde part super fort, tout le monde va vite et ne commet pas beaucoup d’erreurs, alors c’est très difficile. Pour faire vraiment fort, faut tout réunir, mettre toutes les chances de son côté, ne pas faire la moindre faute… Et partir devant ! ».

L’interview complète est à lire dans le numéro 5 de Motocross Emag

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