Rui Goncalves à la poursuite de son lustre d’antan

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Ex-officiel KTM et Honda, Rui Goncalves n’est plus aujourd’hui que l’ombre de ce brillant animateur des Grands Prix, chasseur d’accessits voire dans les bons jours de podiums, que l’on a connu lors des saisons 2011 ou 2012, par exemple.

A 29 ans le Portugais vient de vivre un début de saison 2015 difficile, la faute à une chute assez sévère (trauma crânien) juste avant le GP d’ouverture au Qatar, notamment. Par ailleurs, il a encore, pour la troisième fois en trois saisons, changé d’employeur, atterrissant ce coup-ci chez Illario Ricci et son équipe MX Racing, structure qui fait dorénavant rouler des HVA avec la bénédiction de l’usine. Un team expérimenté et du bon matériel, donc : cela suffira-t-il à relancer la carrière de « 999 », jadis vice-champion du monde MX2 (c’était en 2009) sur une KTM-Red Bull, devenu au fil des ans un habitué du top-ten en cylindrée supérieure ?

« Ça ne peut que s’améliorer : mon gros crash avant Losail n’est plus qu’un mauvais souvenir et je devrais remonter la pente assez vite à présent », assure le sympathique Rui qui s’exprime avec la même aisance en français ou en anglais, tout comme, outre sa langue maternelle le portugais bien entendu, en espagnol et en néerlandais. Et chez Ricci le garçon s’est mis à l’italien ! « Comme on sait, cette Husky ressemble énormément à la KTM que je pilotais en 2013 et c’est toujours plus facile de s’accoutumer à une machine d’une marque avec laquelle on a déjà bossé dans le passé, qu’on connaît bien. J’ai vite trouvé les bons réglages et je dois saluer l’énorme somme de travail accumulée par le team, qui ne se ménage pas et donne son maximum pour moi ».

Rui Goncalves ayant débuté en Mondial en 2001, il est en compagnie de Kevin Strijbos l’actuel doyen des Grands Prix MX, c’est dire son expérience. Mais il n’a pu profiter pleinement de cet avantage l’an dernier, chez Dixon Yamaha, terminant onzième du championnat malgré un programme de testing super intensif et une belle constance (il a pris des points à trente reprises sur trente-quatre !). « Le but, c’est d’aller toujours plus vite et donc de trouver les solutions pour optimiser sans cesse les performances de la moto. L’année dernière, on cherchait en permanence de nouvelles voies à explorer mais, sans les moyens d’une équipe d’usine, il arrivait un moment où nous nous retrouvions dans des impasses. La moto n’était pas mal, mais elle aurait pu être encore bien mieux… Et, à vouloir l’améliorer sans disposer de tout ce qu’il aurait fallu pour ce faire, on a fini par galérer grave… ».

Si au surplus le Portugais n’a pas été épargné par les blessures, l’envie reste la plus forte, elle est toujours là et c’est le principal. D’autant que ce deal conclu avec Ricci et Husqvarna ressemble fort à une excellente opportunité de revenir dans le jeu, de montrer que le potentiel est intact et que, « vétéran » ou non, Rui a toujours sa place en MXGP, même si cette saison pénétrer le top-ten relève plus que jamais de l’exploit. « Je ne possède pas de baguette magique et c’est dommage, d’ailleurs ! Car le niveau est incroyablement élevé cette saison, comme jamais en fait, c’est extrêmement impressionnant, mais je crois en moi : j’ai un peu ramé jusqu’à présent mais, avec la forme qui revient, le matériel dont je dispose et le plein soutien du team, les efforts de l’hiver dernier vont payer sans tarder, j’en suis persuadé ! ».  

Info Adam Wheeler www.ontrackoffroad.com – Photo copyright Ricci Racing

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