Team Yamaha-Standing Construct : ambitieux !

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Le team Yamaha-Standing Construct va arriver au Qatar avec un excellent matériel et deux pilotes très bien préparés, dont on peut attendre des étincelles en championnat du monde MX2 cette saison.

L’équipe belge, propriété de Tim Mathys qui la dirige en personne, est passé au bleu pour 2015 et nourrit de grandes ambitions, deux ans après son premier succès en GP (Matterley Basin en 2013) et deux podiums en 2014 (avec Valentin Guillod).

" Pour être compétitif en MX2, je pense que ça coûte encore plus cher qu’en catégorie supérieure car un team qui veut se battre devant doit impérativement dépenser pas mal d’argent pour préparer ses moteurs "

Les Standing Construct sont un bel exemple de team privé ayant obtenu un vrai support d’un constructeur. Mais, malgré ce soutien et un statut à la hausse, il va devoir affronter une très longue saison avec pas moins de six épreuves overseas. Pour un team avec deux pilotes, le coût des deux rounds initiaux au Qatar et en Thaïlande est d’environ 40 000 Euros, même si Mathys insiste sur le fait que contre  toute attente les budgets n’ont pas complètement explosé cette année. « Pas vraiment, en réalité. Ce n’est pas facile de trouver de quoi participer à l’ensemble des GP et vous entendrez de nombreux teams se plaindre des coûts, c’est certain, cependant en vérité, si vous ne supportez pas la chaleur, écartez-vous des fourneaux, j’ai envie de dire. Les voyages font partie du motocross moderne. Si vous possédez une équipe, vous savez que vous devez aller faire ces épreuves outre-mer, si vous entendez participer au championnat du monde. Nous avons un super soutien de la part de Yamaha, mais en ce qui concerne le budget déplacements, il vient des sponsors et de Standing Construct en premier lieu. Cela dit, j’ai la chance d’avoir des partenaires exceptionnels qui me permettent d’aller au bout de mes idées ».

Mathys explique ce que ça représente de vouloir batailler au firmament en catégorie MX2, avec des pilotes comme Valentin Guillod et Julien Lieber qui sont là pour exploiter au maximum les possibilités d’une 250 cc : « Pour être compétitif en MX2, je pense que ça coûte encore plus cher qu’en catégorie supérieure car un team qui veut se battre devant doit impérativement dépenser pas mal d’argent pour préparer ses moteurs : en 250 les mécaniques sont non seulement plus sollicitées, prenant plus de tours, mais surtout on est toujours à la recherche du moindre dixième de cheval supplémentaire pour être dans le coup face à une concurrence qui ne cesse de progresser et de trouver toujours plus de puissance. Nous travaillons, à cet égard, avec Akira, une société d’engineering française, qui développe nos moteurs et cela a un coût, évidemment, mais on veut être devant, gagner, pas simplement participer et de tels investissements sont donc indispensables. C’est d’ailleurs, sans aucun doute, la raison pour laquelle je me passionne autant pour les deux-et-demies : les motos, leurs moteurs, leur puissance ont une telle importance ! Il faut sans cesse travailler, pas question de se laisser aller et ça aiguise la motivation. A chaque fois que l’on passe au banc, que je constate qu’on a gagné un poil de puissance, le soir je dors beaucoup mieux et je retourne travailler le lendemain le cœur joyeux dans mon entreprise (Ndlr : Standing Construct est une société spécialisée dans la construction de maisons) ! ».

Au-delà des moyens consentis pour réussir une belle saison 2015, l’équipe doit aussi faire avec un changement de marque, tout en se basant sur son expérience du haut niveau. Si la saison 2015 s’annonce sous les meilleurs auspices, elle sera aussi, toutefois, une saison de transition. Forcément. « Avec KTM c’était plus simple, on avait nos habitudes avec eux, un excellent soutien, et d’ailleurs je veux remercier Robert Jonas une fois de plus pour tout ce qui a été fait pour nous. Mais j’ai été ravi de l’offre que nous a faite Yamaha et j’ai sauté sur l’occasion dans la mesure où cela me plaisait de récupérer une toute nouvelle machine, un nouveau moteur, car je pense pouvoir dire que nous avons les bonnes personnes dans la maison pour faire du bon travail. On verra au Qatar si nous sommes partis dans la bonne direction, mais d’après les pilotes et ce que j’ai pu voir au banc, par exemple, on a pris les choses par le bon bout et je suis très confiant ».  

Retrouvez un reportage complet sur les teams Yamaha MXGP dans le numéro 4 de Motocross Emag.

Info © Adam Wheeler www.ontrackoffroad.com – Photo copyright Yamaha & Mx2k.com

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