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MX GP – Issue 2008 – Mx2k

MX GP – Issue 2008

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On a beau lire et entendre que tout va mal, que les teams sont dans le rouge, que la plupart des pilotes sont sous rémunérés, que les circuits sont mal préparés, j’en passe et des meilleures, toujours est il qu’en ce qui concerne ce qui se passe sur la piste, pas l’occasion de s’ennuyer !

Depuis combien d’années n’a t on pas 9 vainqueurs de Grand Prix différents en MX1 (ou ex GP 250) ? Depuis combien d’années n’a t on pas vu des mecs sortir de nulle part et gagner des manches de Grand Prix ? Depuis combien d’années les deux titres ont ils été attribués lors de l’ultime débat ? Depuis combien d’années le titre constructeur MX1 s’est il joué entre autant de marques et aussi peu d’écart ? etc…
Hasard des choses ou concours de circonstances, le spectacle fut l’animateur principal de cette saison 2008.

Dans le sport de haut niveau, chaque discipline connaît des « ères », sorte de période monopolisée par les succès d’un champion hors normes qui rafle tout sur son passage, accroît fortement la popularité de son sport auprès du grand public et fait de l’ombre a bien des prétendants. Les noms d’Everts ou de Carmichael ressortent bien évidement dans notre discipline autant que ceux d’Indurain ou d’Amstrong dans le cyclisme, de Borg au tennis, de Schumacher en sport automobile ou encore de Woods dans le monde du golf, illustrent bien les cas d’une domination sans partages.

Plus rares mais probablement plus exaltantes pour les connaisseurs, sont les générations qui opposent deux sportifs de qualité exceptionnelle : Reed Vs Stewart en SX ou Pichon Vs Bolley plus près de nous, ou encore Nadal Vs Federer au tennis, Popov Vs VDH dans les eaux claires, laissant derrière eux des souvenirs d’une concurrence mémorable.

Ces « blocs » marquants au sein de leurs discipline, alternent avec des périodes ou aucun champion ne prend véritablement l’ascendant sur les autres, des périodes où les cartes sont redistribuées lors de chaque rendez-vous importants. Pas de véritable favori, juste une poignée de candidats qui se partagent les honneurs lors de chaque sortie. Tel est le cas actuellement. Qui aurait misé sur Barragan à Lommel, sur Leok à Fairyhouse ou sur Nagl à Faenza ? Assurément pas grand monde…

Chaque Grand Prix, chaque manche, chaque animateur, a connu son lot de surprises. Autant de conditions différentes, de choix techniques, de faits de courses pour qu’au final, seuls deux noms émergent et sortent du lot. Ceux de Phillipaerts et de Rattray resteront gravés.
En ces années de transition, appelons les, champions « post Everts » et « pré ….. ? ».

A la manière d’un tour de France, la clef du succès en 2008 a consisté dans la gestion de l’effort, étiré sur près de 6 mois. Il ne fallait pas forcément gagner le prologue ou l’arrivée sur les Champs, ni même sur le contre la montre, il fallait surtout savoir « jouer placé ». Etre capable de faire mouche dans son meilleur jour et limiter la casse lorsque le ciel vous tombe sur la tête.

C’est exactement ce qu’ont fait les deux champions 2008. Tyla se savait en position de force dans le sable, et ne s’est pas raté (5 manches sur 6 dans de telles conditions). Phillipaerts a connu deux jours de gloire, le premier à Sevlievo et le second à Loket. Ce dernier s’est distingué par deux remontées d’anthologies consécutives à des chutes dans le premier tour (Mantova et Loket) et n’a jamais baissé les bras même à la suite d’un contact musclé avec DeDycker (Lommel) ou avec Desalle (St Jean), sauvant les précieux point d’une 15ème et d’une 13ème place.

La bataille fut rude et difficile, et les lauréats 2008 n’ont pas été épargnés par un calendrier exigeant et une météo capricieuse. Jamais peut être, une campagne de mondial n’a été si complète : trois GP sable ultra sélectifs, la chaleur d’Agueda, les ornières de Mallory Park, les changements d’adhérence perpétuels d’Uddevalla, les trombes d’eau sur Valkenswaard et Mantova, le béton de Sevlievo et de St Jean, les copeaux de Fairyhouse, le soleil rasant et les chicanes mobiles de Nelspruit et l’inoubliable cloaque de Bellpuig. Pas de doutes, les lauréats de 2008 ne pouvaient être que des guerriers capables de s’adapter et de faire face à toutes les conditions…

Et en parlant de Rattray et de Phillipaerts, le terme de guerrier n’est pas usurpé…
Leurs adversaires respectifs ont tous des capacités, certains mettant plus l’accent sur le « bagage technique » et d’autres sur une condition physique parfaitement ajustée.
En MX2, nombreux sont les prétendants à posséder le « bon package ». Cairoli le possède depuis longtemps mais semble la jouer « un an sur deux », manquant probablement de motivation à la sortie d’une titre 2007 sans partages. Searle franchit lui aussi les échelons et progresse step by step. Enfin le trio Frossard-Aubin-Simpson s’avère d’ores et déjà comme le tiercé gagnant en 2009. Tyla a juste l’expérience en plus, lui qui dispute les GP 125 depuis 2001, aura su mettre a profit les enseignements des saisons précédentes.

En MX1 les adversaires sont plus symptomatiques et caricaturaux. Ramon a l’image de technicien hors pair mais souffre d’un manque aigu de pugnacité, Pourcel possède lui aussi un bagage technique affûté mais ponctué de carences physiques et de précipitation. Tout l’opposé des Barragan et Nagl, sorte de forçats de travail, capables de freiner fort, d’allonger les sauts et d’enquiller les trous sans broncher pendant 2 fois 45 minutes le tout avec une régularité de métronomes… Restent les charismatiques De Dycker et De Reuver, le premier demeurant parmi les inclassables et le second comme un virtuose du sable.

Et David alors ? Ben David c’est le package complet, sorte de « Magic box » du MX. Pas de traits excessifs mais présent sur tous les fronts. Gros bagage technique (sauts/glisse/freinage), physique « au poil » et la « grinta » des grands jours (remember Loket 1e manche) qui font de lui le candidat le plus complet…

Voyez le temps nécessaire à Ramon ou Dereuver pour redémarrer après une chute bénigne et comparez avec Phillipaerts dans la même situation, voyez les traits de joie (si on peut appeler cela comme tel) d’un Ramon ou d’un DeDycker en cas d’une victoire de manche et comparez avec Phillipaerts ou Nagl dans la même cas. De simples détails qui en disent long sur les prétentions respectives de ces différents élus…

Allez, on tourne la page. Place à 2009 !
Et même si les auspices ne s’annoncent pas des plus favorables (Musquin momentanément sans guidon, Desalle révélation 2008 qui signe dans un team B pour ne pas dire C ou encore Searle, délaissant un titre promis en MX2 pour un deal « outdoor only » dans un team satellite US). Autant de raisons de croire que tout n’est pas rose. Mais tant qu’il y a du spectacle…

Texte Yves Devlaminck / Photos Yamaha – Kawasaki – Suzuki – KTM

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