Le gotha du cross de retour en Charente Maritime

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A tout juste un mois du Grand Prix de France de Motocross MX1-MX2, qui se disputera les 5 et 6 juin prochain à St Jean d’Angely, la saison bat son plein puisque la cinquième des seize épreuves de la saison vient de se disputer en Allemagne. Les Grands Prix du Benelux (le 16 mai à Lichtenvoorde) et de Grande Bretagne (le 30 mai à Arreton sur l’île de Wight) restent au programme avant que la caravane du mondial ne débarque en Charente Maritime, mais l’échéance approche..

Avant toute chose, sans doute est-il nécessaire de rappeler la nouvelle définition des catégories mises en place durant l’hiver par la FIM (Fédération Internationale de Motocyclisme) et Youthstream (le nouveau promoteur des championnats du Monde, qui a succédé à la Dorna.) Face à l’ arrivée massive des moteurs quatre temps, il n’était plus très logique de conserver les appellations championnats 125 et 250, puisque les équivalences de classe mises en place par la FIM font que les 250 quatre temps roulent dans la même catégorie que les 125 deux temps, et que les 450 quatre temps roulent avec les 250 deux temps. « Pour une plus grande logique nous avons donc décidé d’appeler l’ancienne catégorie 250, qui était devenue la catégorie reine, MX1 car cela peut rappeler la formule 1, qui est la compétition majeure en automobile. Le MX1 rassemble donc des 450 4 temps et quelques 250 2 temps, la majorité des constructeurs ayant décidé d’aligner des quatre temps. La catégorie inférieure a été logiquement baptisée MX2, et elle regroupe des 250 quatre temps et quelques 125 deux temps » précise l’ Autrichien Wolfgang SRB, le patron du cross mondial à la FIM. Ce sont ces deux catégories qui seront en piste à St Jean d’Angely, représentant le « gotha » du cross mondial.
Quatre manches au programme Si cette nouvelle appellation des catégories n’a rien changé de fondamental sur la piste, il est une autre décision hivernale qui elle provoque un net regain d’intérêt sportif : le retour aux deux manches par catégorie, en remplacement de la manche unique apparue en 2001 pour des impératifs de retransmissions télévisées. L’expérience n’ayant pas apporté les résultats escomptés au niveau de la médiatisation de la discipline, les autorités de tutelle sont donc revenues sur leur décision initiale en ré-intégrant cette année les deux manches par catégorie. Une décision unanimement saluée par les pilotes, qui avaient combattu l’idée de la manche unique sans jamais avoir été écoutés. Sportivement, cela a de suite donné sur le terrain un résultat spectaculaire. Les grands prix sont désormais très animés, et c’est la première fois depuis longtemps que l’on compte autant de vainqueurs différents ; en 5 épreuves, on a vu pas moins de 4 garçons différents en MX1 (Melotte, Everts, Pichon et Jorgensen) et 3 en MX2 (Townley, Sword et Rattray) monter sur la plus haute marche du podium !
Catégorie reine, le MX1 regorge de stars avec Everts, Pichon, Smets, Coppins, Ramon, Gundersen, Melotte, Strijbos.. Sextuple champion du Monde, Stefan Everts est à ce jour aux commandes du championnat avec pas moins de 30 points d’avance sur son jeune équipier Cédric Melotte qui est la révélation de ce début de saison. Vainqueur en Espagne et aux Pays Bas, Everts n’a rien perdu de son talent durant l’hiver et affiche une belle régularité puisqu’il n’a raté que le podium du premier GP de l’année, à Zolder. Disposant avec sa Yamaha officielle d’une moto ayant fait ses preuves, il ne peut toutefois pas s’endormir sur ses lauriers ; que valent en effet 30 points quand on sait qu’il en reste 550 à distribuer d’ici la finale programmée le 26 septembre à Sun City (Afrique du Sud) ? Dauphin de son prestigieux équipier, Melotte apprend vite et après un succès à Zolder il vient de s’offrir trois podiums consécutifs qui lui ont permis de prendre un léger ascendant sur ses poursuivants.

Pichon vainqueur au Portugal
Gravement blessé l’an passé, et transféré durant l’hiver chez Honda ou il dispose désormais d’un 450 quatre temps, Mickaël Pichon a connu un début de saison contrasté. Après une (re)mise en route décevante par rapport à ses attentes, le double champion du Monde 250 a renoué avec le succès (le 29ème de sa carrière) au Portugal. Un succès savouré à sa juste valeur après l’ automne difficile qu’il dut passer, et récompensant son travail acharné pour revenir, en compagnie de Jacky Vimond (son entraîneur sportif), au plus haut niveau après six mois d’arrêt. Quatrième aux Pays Bas, Mickaël a malheureusement été retardé en Allemagne par une violente chute aux essais, qui l’a suffisamment gêné pour qu’il ne puisse qu’assurer de précieux points en attendant des jours meilleurs. Certes le retard accumulé commence à être conséquent (68 points), mais Mika a prouvé avec son succès et ses quatre (en cinq GP) pôle positions aux essais qu’il était toujours aussi rapide. Et ce n’est pas pour rien que le nom de Pichon revient régulièrement dans les propos d’Everts, avant chaque manche du mondial.. Autres gros bras de la catégorie à surveiller au départ de chaque épreuve, le belge Steve Ramon (le champion du Monde 125 en titre s’est classé second en Flandres et est actuellement troisième de la compétition), le néo-zélandais Joshua Coppins, le danois Brian Jorgensen (le nouvel équipier de Pichon vient de remporter son premier GP en Allemagne), le norvégien Kenneth Gundersen et les officiels Suzuki Joël Smets et Kevin Strijbos. Ces derniers connaissent encore quelques soucis avec leur nouveau prototype quatre temps, mais les résultats s’améliorent au fil des week-ends et il ne faut pas les oublier au moment du pronostic.

Duel Autriche-Japon en MX2
Championne du monde l’an passé avec la 125 de Ramon, l’usine KTM a décidé cette année d’aligner des 250 quatre temps, comme tous les constructeurs japonais. Le prototype autrichien, apparu brièvement la saison passée, à fait de gros progrès durant l’hiver et permet au jeune néo-zélandais Ben Townley et à son équipier Néerlandais Marc De Reuver de se mettre en évidence. Après avoir signé le doublé lors du GP d’ouverture de saison, tous deux ont toutefois souffert, avec des soucis mécaniques à répétition pour De Reuver (qui n’est que sixième du championnat) et pour Townley qui est toutefois un peu plus chanceux de ce côté là. Mais une chute en Allemagne vient de lui coûter le leadership du championnat, la situation étant aussi passionnante en MX2 qu’en MX1 ou les GP sont bien plus disputés que ces dernières saisons.
Face aux KTM officielles (l’usine autrichienne aligne également une 125 deux temps officielle, qui s’est imposée dans la boue du GP d’Espagne aux mains du sud-africain Tyla Rattray), c’est l’usine Kawasaki qui a le mieux réussi son début de saison. Toujours managée par le Néerlandais Jan De Groot, qui a notamment conquis dans le passé trois titres mondiaux avec les français Sébastien Tortelli et Mickaël Maschio, l’équipe Kawasaki a fait une recrue de choix l’hiver dernier avec l’écossais Stephen Sword. Nouveau leader du mondial après son succès acquis en Allemagne devant son équipier Michael Maschio, Sword est plus constant que jamais et sera un sérieux candidat à la couronne. On espère qu’il en sera de même pour Maschio, qui a connu moult problèmes mécaniques avant de revenir brillamment sur le devant de la scène en Allemagne ; second du GP, quelques semaines après avoir remporté une manche en Espagne, Mickey compte un retard aussi conséquent (73 points) que Pichon en MX1, et comme tous les tricolores il aura bien besoin du soutien du public français. Autres animateurs de cette catégorie, l’Australien Andrew McFarlane (quatrième du mondial après l’Allemagne), les anglais Jamie Dobb et Carl Nunn (qui étrennent eux la nouvelle 250 Honda quatre temps) et les italiens emmenés par le surprenant Antonio Cairoli. Révélation du début de saison, ce jeune pilote au style très spectaculaire a pris le pas sur ses aînés (Alessio Chiodi, Andrea Bartolini et Claudio Federici) et devrait bientôt monter sur son premier podium de Grand Prix, comme Sébastien Pourcel. Ce sérieux espoir du cross tricolore a déjà obtenu deux résultats flatteurs (quatrième puis cinquième de manche en Espagne puis au Portugal) qui témoignent de sa vélocité, et on devrait le voir de plus en plus souvent aux avant postes.
Avec quatre manches (dans l’ordre MX2, MX1, MX2 et MX1) au programme de la journée de dimanche, un paddock accessible gratuitement à tous les spectateurs, une visibilité exceptionnelle et une organisation dont la réputation n’est plus à faire, ce Grand Prix de France devrait être un grand moment de motocross.

On rappelle qu’il est encore temps (fin de l’offre promotionnelle le 25 mai) de bénéficier de conditions intéressantes en réservant à l’avance puisqu’il vous en coûtera alors 35 euros pour le week-end (au lieu de 40 euros), 27 euros pour le dimanche (au lieu de 30) et 13 euros pour le samedi (au lieu de 15) avec un billet gratuit pour vingt achetés. Dernière précision, les jeunes de moins de 14 ans accompagnés d’un adulte ne paient pas.

Réservez vos billets à tarif promotionnel sur le site www.TicketMoto.com (Attention, fin de l’offre promotionnelle le 25 mai !)

enseignements et informations : MC Angérien, BP 85, 17416 St Jean d’Angely
Cedex. Tel : 06 07 25 45 40 / Courriel : jm.boissonnot@wanadoo.fr

Contact
Presse : Mediacross, 4 rue Thomas, 76300 Sotteville les Rouen.
Tel 06 80 11 01 67 / Courriel : mediacross@onlinehome.de

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