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Le feuilleton à Tonton Riton : Le SX revient à la Capitale. – Mx2k

Le feuilleton à Tonton Riton : Le SX revient à la Capitale.

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BONSOIR PARIS… La Défense !

Salut les p’tits n’veux ! Ben ça alors ! Back to Paris… Le Supercross de retour dans la capitale ! Non pas à Bercy, là où il est né, dans le douzième arrondissement, à l’Est de la ville, mais à l’Ouest cette fois, toujours non loin de la Seine, comme un repère : en haut du quartier de la Défense, juste derrière la Grande Arche, dans une toute nouvelle salle, la somptueuse U Arena qui sera inaugurée en octobre prochain et accueillera dans la foulée le Supercross le plus capé hors du territoire des USA.

 

Qui l’eût cru ? Comment aurais-je pu deviner tout cela ? Ce jour de 1983 où l’on me convia à visiter le chantier du POPB, encore un grand trou entre deux énormes colonnes de béton et où, après nous avoir fait expliquer le topo et dévoilé les plans du navire en construction, monsieur Pozzoli, l’un des patrons des Editions Larivière à l’époque, posa la question fatidique : « Vous semble-t-il possible d’y organiser une compétition moto ? ». Et comment ! Son compère Andy Dickson, futur responsable de la programmation sportive dans l’enceinte, et lui-même songeaient plutôt à des courses en ovale, speedway ou short-track. Mais mon collègue Xavier Audouard et moi nous ne pensions que supercross. De vrais obsédés. Deux, trois fois par an, nous traversions l’Atlantique pour nous shooter à cette nouvelle discipline fascinante et nous courions l’Europe pour suivre les premières tentatives d’acclimatation au vieux continent, à Gênes, à Amsterdam… Et là voilà-t-y pas qu’on nous offrait sur un plateau la clef du rêve : non seulement le supercross allait débarquer en France, et ce ne serait sûrement pas de la gnognotte, mais de plus c’était à nous que revenait l’insigne honneur de monter le truc et de le réaliser à notre idée, rhaaa !

 

La suite appartient à l’Histoire. Bien sûr, rien ne fut si simple. Déjà, ne serait-ce que la tronche des responsables de la Ville de Paris lorsqu’on leur a expliqué qu’on allait remplir leur beau joyau tout neuf de quelques tonnes de terre… Et puis ils se posèrent toutes sortes de problèmes techniques, à régler les uns après les autres. Ou ce fut encore le cruel et interminable supsense quant à la venue des pilotes officiels Honda US, à laquelle on n’a vraiment cru qu’en voyant Bailey et O’Mara arriver à Roissy… Bref, tout n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, mais le premier Supercross de Paris a eu lieu en mars 84 et ce fut un triomphe, à tel point qu’il a fallu remettre ça en décembre la même année et que trente ans durant Bercy a été l’épreuve phare du SX européen, voire mondial hors des USA.

 

Et puis, en novembre 2013, en apprenant lors de l’édition 31 que ce serait la dernière à Bercy, on a versé une petite larme. Travaux de rénovation indispensables, changement d’appellation, nouvelle direction peu favorable au supercross, plus moyen d’utiliser les coursives : on a su ce jour-là qu’une page se tournait. Les organisateurs (de mon côté j’avais depuis longtemps quitté la maison mère, tout en restant très attaché à l’épreuve, on s’en doute) ont dû trouver un nouveau toit, c’est le cas de le dire et, il n’y avait pas cent mille choix possibles, ils ont opté pour le stade Pierre Mauroy à Lille. Une enceinte où la course a pu prendre un nouvel élan, dans une région où l’on connaît le motocross, où l’accueil fut super chaleureux et où trois fois de suite le SX a fait plutôt bonne figure, malgré les épreuves, on pense bien sûr aux attentats parisiens et au « sauvetage » tout à fait miraculeux de Lille 2. Cela dit, l’époque étant ce qu’elle est, entre crise et incertitudes, l’événementiel n’est pas au mieux. Et, je ne trahirai pas un secret dans la mesure où les responsables eux-mêmes l’ont reconnu, l’édition 2016 a perdu de l’argent. Un premier accroc dans l’histoire de l’épreuve. Non pas, comme chez Elsa Triolet, à deux cents balles (Le Premier Accroc Coûte 200 Francs, prix Goncourt 1944), mais à quelques centaines de milliers d’Euros…

 

Fallait donc réagir… La Défense et sa U Arena, le staff du SX y avait déjà pensé, bien entendu, ça semblait même une destination toute indiquée, n’est-ce pas ? Mais, la crise, toujours la crise, le chantier avait pris du retard et les années passant, le SX semblait bel et bien installé à Lille. Jusqu’à ce que le dossier Paris-La Défense connaisse de son côté une certaine accélération, que les travaux repartent à deux mille à l’heure et que le grand manitou du Racing 92, Jacky Lorenzetti, maître d’œuvre de cette nouvelle salle ultra-moderne, ayant annoncé l’inauguration pour octobre prochain, s’entende avec les organisateurs du supercross pour, tout comme Bercy en 84, « lancer » en quelque sorte ce nouvel endroit en tentant le pari du supercross. Pas nécessairement le genre de manifestation le plus facile à mettre sur pied, mais quelle magnifique preuve de savoir-faire en cas de réussite (ce dont on ne doute pas un instant) !

 

Car, jetez donc un coup d’œil au site uarena.com et vous verrez, ça va être quelque chose, cette… arène ! Il n’y a qu’à observer, pour s’en convaincre, la mise en lumières du bâtiment, usant d’une technologie exclusive, l’illumination des « écailles » extérieures, show auquel ont déjà été conviés, le 1er février dernier, journalistes, producteurs, partenaires, joueurs de rugby du Racing 92 et Franciliens, une manifestation destinée à démontrer le potentiel de l’enceinte bien que les travaux ne soient pas encore achevés et à faire patienter encore un peu en attendant l’inauguration officielle à l’automne prochain.

Evénement indépendant ayant dépassé la trentaine, le SX de Paris se devait imprérativement de trouver un nouveau souffle

et il a toutes les chances d’y parvenir en réintégrant la capitale, sa capitale !

 

Dans l’écrin de l’U Arena, à la taille d’un stade de rugby, on le rappelle, pouvant contenir 24 000 spectateurs assis en U (d’où le nom), le supercross pourra disposer d’une aire de jeu comme jamais et donc d’une piste aux standards US (« enfin ! »), un circuit sur lequel on pourra passer la troisième sur les 450 cc d’aujourd’hui, si vous préférez… Evolution logique et attendue, comme dit déjà le premier communiqué de presse, pour le « parrain » des supercross européens !

 

Et n’oubliez pas qu’on parle de Paris-La Défense, premier quartier d’affaires européen ! Site prestigieux s’il en est, dans l’axe des Tuileries, des Champs-Elysées, de l’Etoile et de la Porte Maillot, avec sa Grande Arche et plus de soixante-dix tours… Avec du RER, du métro, du tramway, des bus, des parkings, en veux-tu en voilà ! Bref il s’agit réellement d’un nouveau départ pour le Supercross de Paris. Absolument. Trente-trois ans après ses débuts à l’autre bout de la capitale. Alors il va y avoir obligation de faire fort, bien sûr, les 18 et 19 novembre prochains : s’il est encore trop tôt pour citer des noms, on peut parier que, côté courses comme côté freestyle, les petits plats seront mis dans les grands pour célébrer comme il se doit le retour du Supercross… à Paris. Ouais !

 

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