Le Feuilleton à Tonton Riton : Introduce MXGP 2017

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 Les quatre as : who else ?

 

Salut les p’tits n’veux ! Allez, cette fois la saison 2017 prend vraiment son envol : tandis que le SX US a déjà abordé la Côte Est et qu’ainsi va se disputer la huitième épreuve ce samedi à Atlanta, autrement dit quasiment la mi-saison, le Mondial va démarrer quelques heures auparavant au Qatar. Premier de dix-neuf Grands Prix au programme !

 

 

Dix-neuf épreuves, c’est énorme ! Ce n’est pas nous spectateurs qui allons nous en plaindre, mais pour les pilotes et surtout pour les teams c’est évidemment de plus en plus compliqué. Une saison qui n’en finit pas, avec de plus en plus de déplacements lointains, représente un affreux casse-tête à gérer. Vous me direz, c’est le championnat du monde, faut pas rigoler ! Et pour les pilotes, après tout, le lot du crossman moyen n’est-il pas de courir tous les week-ends de mars à octobre ? Si, en effet : vu sous cet angle… D’autant que de plus en plus la caste des pilotes de GP ne participe guère désormais à d’autres épreuves que le Mondial. N’empêche, rester concentré, au top, de février à septembre, sur dix-neuf rounds, en tâchant d’éviter à tout prix la blessure si l’on veut espérer jouer le titre, c’est tout de même quelque chose. Bon, mais cela dit qu’en est-il des « Américains » qui s’enquillent dix-sept supercross et douze rendez-vous outdoor ? Allez vous étonner après ça que les types ne se battent pas pour aller aux Nations suite à tant de courses, de déplacements, de séances de testing, d’obligations envers les sponsors et autres ! Mais c’est une autre histoire…

 

A propos de l’ouverture imminente de la saison mondiale au Qatar, vous attendez peut-être des pronostics de ma part ? Que nenni, vous n’en aurez pas ! D’abord, depuis la saison 2015 et le fameux match Cairoli-Villopoto « écrit dans le ciel », non merci, je ne souhaite plus vraiment jouer à ce genre de jeu. Chat échaudé… Et puis je suis décidément trop mauvais aux devinettes, je n’ai rien d’un oracle ! Disons plutôt que nous pourrions simplement, pourquoi pas, juste tenter d’esquisser ce qui pourrait arriver ? Car, avec une saison aussi longue, les périls seront si nombreux !

 

En MX2 d’abord, le départ de l’épouvantail Herlings va faire un bien fou à ceux qui ont connu son hégémonie et vécu sous sa coupe. A priori, nous les Français avons un favori au départ, Benoît Paturel, sur le podium l’an dernier, toujours en pleine progression. Face à Jeremy Seewer et Pauls Jonass, les deux immenses favoris, a priori sans doute le Lyonnais peut-il le faire, mais il va devoir être au sommet de son art, il en est bien conscient d’ailleurs. Car Jonass est fort ! Et surtout il n’a que vingt ans (depuis janvier) quand Ben et le Suisse, nés tous deux en 94 (en juillet, à cinq jours d’intervalle : le premier le 12, le second le 18) en auront 23 et vont abattre cette saison leurs dernières cartes, ce sera leur ultime chance de briller en deux-et-demies. De retour de blessure, le Letton ne sera sans doute pas à 100% au Qatar, alors va falloir en profiter…

 

Sinon ? Jorge Prado, le prodige espagnol, va sûrement mettre son grain de sel, voire gagner des courses, il a déjà montré qu’il en était capable, mais il semble un peu jeune, quand même (il vient d’avoir 16 ans), pour s’imposer sur la longueur d’un championnat pareil.

 

Quant aux autres, attention à Thomas Olsen, le champion d’Europe danois, qui pourrait bien se montrer régulièrement dans le coup et à son avantage, tout comme on ne peut complètement écarter son coéquipier américain chez Husqvarna, l’autre Thomas, Covington, toujours redoutable outre-mer en particulier. N’oublions pas Julien Lieber, enfin de retour après une saison blanche, aux commandes d’une KTM. On sait encore que Brent Van Doninck, le teammate flamand de Paturel, sera à son affaire sur les pistes sablonneuses, au moins. Que Petar Petrov est à même de signer quelques bonnes perfs, mais le Bulgare n’a encore jamais su faire preuve de toute la régularité voulue. Et puis, naturellement, il ne faudrait pas non plus totalement se croire à l’abri de l’explosion aux avant-postes d’un jeune talent, ils sont nombreux, tels l’Italien Michele Cervellin, le Britannique Adam Sterry, le Russe Vsevolod Brylyakov, l’Australien Hunter Lawrence, ou même l’autre Américain, Darian Sanayei…

 

Et puis on passe aux choses sérieuses ! Rayon MXGP, là évidemment, les « 4 As » ont la faveur des bookmakers : Antonio Cairoli, huit fois champion du monde, dont six fois en catégorie reine, Tim Gajser, tenant du titre, auteur d’un retentissant doublé 250-450, Jeffrey Herlings, triple champion MX2 et Romain Febvre, sacré en 2015. Comment, pour commencer, le futur patron de la catégorie pourrait-il ne pas être l’un de ces quatre-là ?

 

En effet, entre un Sicilien hyper-revanchard qui rêve de prouver qu’il n’est pas (encore) l’homme du passé (et l’on ne peut définitivement ne pas croire en lui sur la longueur du championnat, tant il a d’expérience… et de farouche volonté !), un Slovène en pleine possession de ses moyens auquel il va falloir aller la piquer, la couronne, un Néerlandais (certes peut-être pas au mieux dès le Qatar, mais méfions-nous tout de même avec cet olibrius) qui accède enfin à « la grande école », depuis le temps qu’on l’y attendait, et un Français dont on sait mieux que quiconque qu’il est capable de tout, il semble impossible de dégager, aujourd’hui, un réel favori. Non, à chacun de choisir selon ses préférences, ou même, pourquoi pas, ses calculs plus ou moins scientifiques, s’il y en a que ça amuse. Par exemple, personnellement, je dirai merde à Romain… Mais en tous cas bon courage aux autres !  

 

Les autres, ce sont d’abord les éternels prétendants, les Max Nagl, Gautier Paulin, Clément Desalle, Jeremy Van Horebeek, Evgeny Bobryshev ou Kevin Strijbos, qui certes gagnent des courses, certes s’avèrent en théorie mais aussi en pratique (jusqu’à un certain point) capables de jouer le titre, mais pour l’instant n’ont jamais encore tenu la distance. Le pourront-ils cette fois ? Bien sûr, qu’on le leur souhaite ! Le Français, l’Allemand, le Russe et les Belges sont de super pilotes, ils l’ont maintes fois prouvé, mais ils restent pour l’instant des challengers. Ils rêvent de changer de statut : 2017 sera-t-elle enfin leur année ? Oh oui, comme j’aimerais voir le pilote Kawasaki enfin aller au bout ! Même chose pour Paulin et pour Nagl, aujourd’hui tous deux réunis sous la même bannière, celle du Team Ice One Husqvarna. Sentimentalement, c’est certain, on n’attend que ça, qu’ils cartonnent. Et s’imposent. Enfin. Mais y croit-on vraiment ?

 

De même on attend l’explosion au plus haut niveau (ce qu’est assurément le MXGP !) d’un Jordi Tixier, d’un Glenn Coldenhoff, d’un Valentin Guillod, d’un Arnaud Tonus. Bien sûr. On va donc observer tout ça avec la plus grande attention dès ce week-end. Sachant que le GP du Qatar, depuis qu’il existe (le premier remonte à 2013), n’a jamais été avare en surprises : en effet les vainqueurs successifs en première catégorie ont eu pour noms Desalle, Paulin, Nagl et Gajser. Nota bene : s’il n’a pas été le moins surprenant, l’an passé où personne, mais alors personne, ne s’attendait à assister à un tel show de la part du jeune champion MX2, auteur d’un imparable doublé, Tim Gajser est pour le moment le seul à avoir confirmé en fin de saison pareille mise en route !

 

 

 

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