Miniview Steven Lenoir : « Mon premier Enduropale ! »

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Pour son baptême du Touquet, Steven Lenoir signe un top 10 en terminant huitième et premier pilote Suzuki sur sa 450 RMZ « JPM Racing». Des débuts prometteurs !

 

Pourquoi cette participation au Championnat de France des Sables 2016 ?

Le sable, j’y suis venu grâce au championnat de MX anglais. Pour être parmi les meilleurs, il fallait que je sois plus performant dans la silice. Du coup, j’allais m’entraîner en hiver en Belgique ou à Loon Plage. Et j’ai toujours suivi l’Enduropale à la télé. Je m’étais toujours dit que le jour où j’aurais réuni les aides suffisantes, car ça représente un budget, je serai au Touquet. Ça c’est décidé en dernière minute avec le team JPM Racing, suite à la blessure d’un de leurs pilotes. Suzuki France s’est investi aussi, et tout s’est goupillé une semaine avant l’ouverture. Faire le championnat en entier était un bon entraînement en vue du Touquet.

 

Quelle a été ta préparation ?

Minimale ! J’ai fini ma saison le 21 septembre en Angleterre, j’ai fait un break de 15 jours et après c’était directement Berck. J’ai fait 5e, sur une moto inconnue et proche de l’origine car JPM Racing est passé chez Suzuki tard dans la saison. Ma machine était très simple : un réservoir IMS de 10,5 litres, une ligne d’échappement spécial sable, un jeu de suspensions Bos, un bras oscillant rallongé et un pignon de 5e qui tirait plus long. C’est un bon début, mais pour jouer la gagne devant, ça reste léger. J’ai appris au fur et à mesure. A part à St Léger où j’ai raté un ravitaillement et à la Gurp où j’ai cassé, j’étais à chaque fois dans le top 10.

 

Que retiens-tu de ton premier Enduropale ?

Je lève mon chapeau à l’organisation, car gérer une course avec 1200 pilotes, il faut vraiment être rôdé. J’avais un peu de stress de ce côté là. Après, en regard, le départ à l’élastique c’est malheureux. Il a été complètement volé, vidéo à l’appui. Celui qui était à côté de moi, il est parti deux secondes après le panneau cinq secondes ! C’est dommage, c’est important le départ. Après, je suis content de moi et de mon pilotage, jusqu’au 3e tour où je suis remonté aux portes du top cinq. Après mon ravitaillement, j’ai pris une corde dans ma roue arrière, en pleine ligne droite. Ça m’a stoppé net mais coup de chance, un 4×4 de l’organisation est venu m’aider. Ils ont coupé la corde avec des couteaux. J’ai dû perdre 3-4 minutes, je suis reparti 15e. J’ai essayé de ne pas m’énerver, car il y a tellement de concurrents que c’est très facile de partir à la faute. Il y a des motos plantées, des pilotes en zig-zag partout. Au final, je remonte 8e.

 

Satisfait ou frustré ?

Un peu des deux ! J’aurais pu faire mieux, mais dans l’avant-dernier tour j’ai rencontré un souci de lunettes. Je me suis arrêté pour en changer, j’ai calé, et impossible de redémarrer ! La moto était trop chaude. Je suis reparti finalement, mais dans le dernier tour je m’accroche deux fois avec d’autres pilotes. C’est rageant, je n’étais pas loin de la 7e place, voire de la 6e. Mais bon, pour une première année, j’avais la vitesse. Et puis, à part Richard Fura, devant moi ils ont tous du gros matériel.

 

A l’avenir, il te faudrait quoi pour jouer la gagne ?

Quand tu commences à perdre 5 à 10 secondes sur la la ligne droite de la plage, pour les reprendre sur le circuit c’est pas simple. Malgré qu’on ait progressé, j’ai un déficit de 10-15 km/h en vitesse de pointe par rapport aux meilleurs, qui prennent 170-175 km/h. Mais même quand t’es prêt et que t’es rapide, il faut aborder ce genre de course d’une manière différente. Le Touquet, quelle que soit l’expérience que t’as, ça reste une course où la chance a sa part. Le nombre de fois où tu frôles les pilotes à 2 millimètres… Cette course peut être cruelle. Regarde ce qui est arrivé à Chapelière. Il y a un facteur chance à maîtriser pour gagner le Touquet, et ça tu peux courir facilement après pendant 10 ans !

 

Comment se présente ta saison 2017 ?

Mon objectif numéro un sera le championnat anglais en 450, plus quelques Elite et quelques cross inters selon mes disponibilités. Je vis en France, en région parisienne, et je monterai en Angleterre pour les huit courses. Toujours avec le même team Hobbs Racing, avec lequel j’ai décroché le titre MX2 en 2015, mais sur une Kawasaki 450 KX-F. Evidemment, le programme sable m’a fait prendre un peu de retard sur le testing de ma nouvelle moto. Mais le point positif, c’est que physiquement je suis plutôt en forme !

 

 

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